Les friandises font partie intégrante du quotidien de nombreux chiens. Bien utilisées, elles sont de véritables outils d’apprentissage, de stimulation et de bien-être. Mal utilisées, elles peuvent au contraire déséquilibrer l’alimentation et renforcer de mauvaises habitudes.
L’enjeu n’est donc pas de savoir s’il faut donner des friandises, mais comment, pourquoi et lesquelles choisir.
Les friandises : un levier clé en éducation positive
Dans les méthodes d’éducation modernes, la friandise est avant tout une récompense. Elle permet de renforcer un comportement souhaité en créant une association positive claire pour le chien.
Utilisée correctement, elle favorise :
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l’apprentissage rapide,
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la motivation,
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une relation de confiance entre le chien et son humain.
La friandise doit intervenir après le comportement attendu, jamais avant, et rester un outil ponctuel, pas un moyen de négociation permanent.
Friandise ne veut pas dire excès
L’un des principaux écueils est la surconsommation. Les friandises apportent de l’énergie et, mal intégrées, peuvent rapidement représenter une part excessive de la ration quotidienne.
Un repère simple : les friandises ne devraient pas dépasser 10 % de l’apport énergétique journalier.
Au-delà, le risque augmente :
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prise de poids,
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déséquilibre nutritionnel,
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troubles digestifs,
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perte de valeur éducative de la récompense.
Les différents types de friandises et leur utilité réelle
Toutes les friandises n’ont pas la même fonction, ni le même impact sur la santé.
Petites, appétentes et faciles à mâcher, elles sont conçues pour être données en quantité contrôlée lors des séances d’apprentissage. Leur intérêt repose sur leur praticité, pas sur leur richesse nutritionnelle.
Elles répondent à un besoin fondamental du chien : mâcher. Bien choisies, elles participent à l’occupation mentale et peuvent contribuer à l’hygiène bucco-dentaire. Elles doivent toutefois être adaptées à la taille, à l’âge et à la dentition du chien.
Elles renforcent le lien et apportent un moment de satisfaction, mais leur usage doit rester occasionnel. Ce sont souvent les plus caloriques et les moins utiles sur le plan éducatif.
Adapter l’usage des friandises au profil du chien
Un chiot en phase d’apprentissage, un chien adulte actif ou un chien senior n’ont pas les mêmes besoins. De même, un chien en surpoids ou sensible sur le plan digestif nécessite une vigilance accrue.
Les friandises doivent toujours s’intégrer dans une vision globale de l’alimentation, en tenant compte :
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de l’âge,
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du niveau d’activité,
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de l’état de santé,
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de la ration quotidienne.
Les friandises ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi.
Elles deviennent un véritable atout lorsqu’elles sont utilisées avec intention, modération et cohérence.
✔ Un outil éducatif, pas une compensation
✔ Un complément, pas un substitut
✔ Un plaisir encadré, pas un automatisme
Bien intégrées, elles participent à l’équilibre global du chien, sans compromettre sa santé ni son alimentation.